Quels sont les différents types de vélo ?

Les différents types de vélos

Quand on parle de faire du cyclotourisme, on se dit que notre vieille bicyclette d’antan fera l’affaire. Certes, ça reste un deux-roues, mais savez-vous qu’il existe de nombreux modèles de vélos ? Certains sont plus adaptés aux pistes urbaines tandis que d’autres se montrent plus performants sur pistes de montagne. Et alors que d’autres nécessitent de gros efforts de pédalage, certains offrent une assistance pour moins transpirer. De quel modèle avez-vous besoin et quels sont, au juste, les différents types de vélo existants ?

Les grandes catégories de vélos

On distingue trois grandes catégories de vélos à savoir :

  • Les vélos de ville
  • Les vélos routiers
  • Les vélos couchés

Les vélos de ville

Les vélos de ville sont pourvus d’un cadre dont l’assise offre une posture droite et haute aux cyclistes. Cela leur permet d’avoir une vue dégagée sur le trafic. Et toujours en termes de vision, ces véhicules doivent disposer de bons éclairages pour bien voir par temps de mauvaise visibilité et aussi pour être vus par les autres usagers de la route. Cela est essentiel, car les cyclistes restent les maillons les plus vulnérables de la circulation en ville.

Ce type de deux-roues s’accompagne généralement d’un grand nombre d’options pour accroître le confort et la sécurité de ses utilisateurs. La largeur de ses pneus (environ deux doigts) est légèrement inférieure à celle des pneus d’un VTT et supérieure à celle des pneus d’un vélo de route. Enfin, il se dote d’au moins six vitesses pour que les cyclistes puissent facilement emprunter les différentes pistes urbaines.

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Dans cette catégorie, on distingue :

Le vélo hollandais

Le vélo hollandais

Il est considéré comme le meilleur modèle en matière de vélos urbains. Il est pourvu de :

  • Un cadre très robuste
  • Une selle rembourrée et haut placée
  • Six à huit vitesses intégrées dans le moyeu, mais est dépourvu de dérailleur
  • Freins à tambour de qualité
  • Bons éclairages
  • Nombreux accessoires tels que pare-jupes, garde-boues, béquille, porte-bagage, antivol …

Le vélo hollandais procure divers avantages. On sait déjà qu’il est robuste, mais il est également fiable, stable, confortable et offre une sécurité optimale.

Les principaux freins à l’achat : son prix qui se situe entre 600 à 2 000 euros et son poids.

Le vélo à assistance électrique ou VAE

Le vélo à assistance électrique ou VAE

Ce vélo est pourvu d’un petit moteur et d’une batterie qui alimentent l’assistance électrique et aident ainsi le cycliste durant le pédalage. Il ne remplace pas totalement la force du cycliste, mais vient en renfort pour que ce dernier n’ait pas à déployer toute sa force. Sans pédalage, ce modèle n’avance pas ce qui fait qu’il permet quand même de faire du sport, mais en mode plus « soft ».

Grâce à l’assistance électrique, sa conduite est facilitée. On peut facilement transporter des charges lourdes avec en optant pour un modèle cargo ou franchir des pistes accidentées en optant pour un modèle tout terrain, le VTTAE. Il faut dire que dans la catégorie des VAE, on trouve tous les modèles de vélos existants, même des modèles pliants.

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Avec ce vélo, on associe sport et confort, puisqu’on pédale sans avoir à dépenser trop d’énergie. Le seul bémol c’est qu’il est plus lourd puisque peut peser entre 15 à plus de 35 kg. Faites gaffe à ne pas être à court de batterie en route, car vous devrez alors le pousser et vu son poids, la tâche ne sera pas facile.

En moyenne, un VAE coûte 1 500 euros. Il est possible d’obtenir une aide pour le financer.

A lire – Guide pour acheter un VAE

Le vélo tout chemin ou VTC

Le vélo tout chemin ou VTC

Comme son nom l’indique, c’est un modèle polyvalent qui associe le confort du vélo de ville à la souplesse des vélos généralement destinés à rouler sur les pistes campagnardes. Cet hybride est aussi appelé « vélo trekking ».

Ce modèle est doté de :

  • Un cadre rigide en aluminium
  • Nombreuses vitesses : entre 18 à 20. Cela lui permet de monter les côtes avec habileté
  • Grandes roues dont les pneus sont recouverts de crampons et avec une largeur supérieure à celle des pneus d’un vélo urbain classique
  • Nombreux accessoires en option : porte-bagage avant et arrière, béquille, garde-boues, éclairages …

Même s’il se montre habile en ville et à la campagne, on ne peut pas dire qu’il excelle sur l’un de ces deux terrains. Sa performance reste donc assez moyenne.

Notez qu’il existe des VTC à assistance électrique.

A lire – S’offrir un vélo électrique trekking

Le vélo pliant

Le vélo pliant

Si vous devez changer de transport régulièrement, ce modèle est fait pour vous. Pliable, on peut le transporter facilement dans la voiture, dans le métro, dans le train … Ce vélo a été inventé par un Anglais. Il est pourvu de :

  • Charnières centrales : c’est ce mécanisme qui lui permet de se replier sur lui-même
  • Roues dont le diamètre est inférieur à celui des vélos traditionnels puisqu’elles ne font que 16 à 20 pouces

Les citadins apprécient ce modèle, car il est facile à transporter et à entreposer ensuite au bureau. Il n’occupe que très peu de place, même une fois arrivé à la maison.

Avant d’investir dans ce modèle, assurez-vous que son mode de pliage est facile et rapide à réaliser. Pensez aussi à son poids qui alterne généralement entre 10 à 13 kg. Vu que vous devrez le porter à bout de bras de temps à autre, ce critère n’est pas à négliger.

Le prix d’un vélo pliant oscille entre 400 à plus de 3 000 euros. Certains modèles sont pourvus d’une assistance électrique.

A lire – Gagner plus de mobilité avec le vélo électrique pliant

Le vélo « Sport Urban »

Le vélo « Sport Urban »

Ce modèle est un hybride entre un vélo de ville et un vélo sportif. Il est doté de :

  • Un cadre rigide
  • Un guidon bas et droit
  • Une selle légèrement positionnée vers l’avant à la manière des vélos de course
  • Equipements de sécurité

La rigidité de son cadre offre une conduite nerveuse, mais il reste facile à manier à travers la circulation dense. Et vu la position de son guidon, on peut aussi l’utiliser pour des trajets sur route. Quelle que la piste que vous empruntez, il offre une sécurité accrue vu le nombre de ses équipements de sécurité obligatoires.

Malgré ses nombreux avantages, le vélo Sport Urban coûte cher puisque son prix peut atteindre les 5 000 euros. Il est aussi moins confortable que le vélo hollandais ou le VTC.

Le vélo-cargo

Le vélo-cargo

Quand on a de jeunes enfants ou qu’on a l’habitude de transporter des charges assez lourdes ou assez volumineuses, le vélo cargo est le véhicule idéal. Il se décline sous de nombreux modèles dont des biporteurs, des triporteurs … Pour ne pas s’épuiser à pédaler cette bicyclette avec toute la charge transportée, on trouve des modèles pourvus d’une assistance électrique.

Le prix de ce modèle oscille entre 1 500 à plus de 4 000 euros. Si vous optez pour un modèle à assistance électrique, il est possible d’obtenir une subvention de la part des collectivités.

Pour information supplémentaire, si vous comptez transporter vos enfants dedans, sachez que les moins de 12 ans doivent toujours porter un casque.

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Les vélos de route

Dans cette catégorie, on ne distingue que deux modèles de vélos à savoir :

Le VTT ou vélo tout terrain

Le VTT ou vélo tout terrain

Ce modèle est très apprécié des sportifs, car est taillé pour la compétition et les pistes accidentées. Il occupe une place majeure dans le secteur du cyclisme de loisir. Il est le véhicule à adopter pour faire du « cross country » ou du « mountain bike ».

A lire – Guide pour réussir une randonnée en VTT

Ce vélo se démarque surtout pour :

  • Son cadre solide, mais léger
  • Ses pneus larges à crampons pour une bonne adhérence
  • Ses suspensions pour atténuer les vibrations et les chocs

En tant que véhicule sportif aimant les vastes espaces et le grand air, il a du mal à trouver sa place en ville.

Lire aussi – Comment choisir son VTT enduro ?

Le vélo de route

Le vélo de route

Les vélos de route sont ceux qu’il faut choisir lorsqu’on est amateur de cyclisme sportif, mais tourné vers l’endurance. Sur ce dernier point, ils s’opposent aux vélos de course qui sont plus réservés aux amateurs de vitesse.

Les vélos de route, comme leur nom le suppose, ont été conçus pour rouler sur des kilomètres tout en apportant confort et performance à leurs utilisateurs. Durant le trajet, le cycliste adopte une posture portée vers l’avant afin de soulager son dos.

Ils sont pourvus de grandes roues, mais à pneus fins. Ils sont robustes et légers puisqu’ils pèsent moins de 7 kg. Voilà pourquoi les cyclistes peuvent facilement rouler sur des kilomètres et des kilomètres sans trop se fatiguer.

Attention toutefois, ces modèles sont réservés aux conduites sur macadam. Ils n’aiment pas trop les chemins accidentés.

Côté prix, on trouve des modèles de qualité à 180 euros, mais les vélos de route les plus légers peuvent grimper jusqu’à 3 000 euros.

Les vélos couchés

Les vélos couchés

On n’en trouve pas encore assez en ville, mais à la campagne, les vélos couchés ont le vent en poupe. Durant la conduite, le cycliste adopte une posture légèrement couché vers l’arrière avec les pieds devant. Il va sans dire que le confort est au rendez-vous puisqu’on a l’impression d’être allongé sur un transat. Le corps et la tête ont droit à un siège ergonomique réglable tandis que les bras reposent sur le guidon.

Malgré l’originalité de ces deux-roues, ce sont des as de la vitesse d’une part, grâce à la position du cycliste et d’autre part, grâce à un aéordynamisme poussé, le cycliste pouvant prendre appui sur le dossier de son siège pour pédaler plus fort.

Avec ce modèle, on ne craint plus d’avoir mal au dos, au cou, aux poignets et aux fesses. C’est pourquoi il est facile de rouler sur des kilomètres à son bord.

Lire aussi – Confort à vélo : conseils pour ne plus avoir mal aux fesses

Pour décupler la sensation agréable qu’il procure, sachez qu’il existe des vélos couchés à assistance électrique et à suspensions. La balade promet d’être réellement reposante avec ces modèles-là. Et toujours en matière de modèles différents, on distingue aussi des vélos couchés :

  • à deux roues : ils privilégient la vitesse et le confort. Ils doivent obligatoirement être pourvus de freins à disque et peuvent être carénés. Non adaptés aux chemins cahoteux, il est conseillé de s’habituer à ce modèle avant de participer aux compétitions ou de rouler dans la circulation dense.
  • à trois roues : ils privilégient le confort et le jeu. Ces modèles sont plus stables et conviennent à tout le monde, même aux seniors et aux personnes à mobilité limitée. On trouve des variantes réservées aux personnes handicapées. A bord de ce tricycle couché, on a l’impression de se trouver à bord d’un kart. Contrairement aux deux roues, les trois roues se plaisent aussi bien sur le macadam que sur des pistes accidentées. Le seul bémol c’est qu’ils sont plus lourds et plus encombrants. On trouve néanmoins des modèles à assistance électrique et pliables.

Dans la circulation dense, les cyclistes alors en position semi-allongée, sont moins visibles lorsqu’ils roulent en vélos couchés. Voilà pourquoi il ne faut pas oublier d’arborer les fanions montés sur des perches souples. Ces derniers indiquent la présence du cycliste aux autres usagers de la route.

Enfin, le prix des vélos couchés est assez élevé puisque les entrées de gamme sont vendues autour de 1 500 euros.

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