Les gants pour Speedbike, comment bien les choisir ?

Les gants pour Speedbike, comment bien les choisir ?

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On le sait tous, le speedbike n’est pas un vélo classique. Il s’agit d’un vélo à assistance électrique rapide pourvu d’un moteur plus puissant. Cela explique pourquoi sa législation est plus contraignante que celle des bicyclettes et vélos électriques classiques. Parmi les obligations qui incombent à tout conducteur de speedbike, il y a le port de gants homologués.

Qu’entend-on par gants homologués ?

Qu’entend-on par gants homologués ?

Il s’agit de gants conçus spécifiquement pour offrir une meilleure protection au speedbiker. Ils sont plus robustes que les gants de vélo classiques. Ils se rapprochent davantage des gants de moto et doivent d’ailleurs répondre aux exigences de la norme des gants moto à savoir l’EN13594:2015.

Cette norme instaure deux niveaux de protection :

  • 1 ou 1KP : il définit le niveau minimal requis pour protéger efficacement le speedbiker en cas d’accident tout en lui procurant un niveau de confort optimal durant la conduite.
  • 2KP : les gants offrent des performances plus élevées de protection.

KP signifie ici « Knuckle protection » ou protection des articulations. C’est le numéro de la norme CE catégorie tandis que le 1 et le 2 indiquent le niveau de performance.

En général, la norme EN13594:2015 s’adresse à tous les conducteurs de deux-roues. Les gants conçus dans ce contexte doivent offrir un maximum de protection sans réduire la dextérité de l’utilisateur lorsqu’il actionne les commandes de son véhicule. Ils doivent également fournir une protection mécanique des mains et des poignets si un accident survenait.

Quel niveau de protection offrent ces gants homologués ?

Que vous utilisiez des gants de niveau 1KP ou 2KP, les deux sont conçus pour vous protéger contre différents cas possible. Il va de soi que les 2KP sont plus performants encore. Voici ce qu’il faut savoir à leur sujet :

  • Résistance à l’abrasion : supérieure ou égale à 4s. pour les 1KP et supérieur ou égale à 8s. pour les 2KP.
  • Résistance au déchirement : au niveau de la paume des mains, supérieure ou égale à 25N pour les 1KP et supérieure ou égale à 35N pour les 2KP. Au niveau du dos de la main, supérieure ou égale à 18N pour les 1KP et plus de 30N pour les 2KP.
  • Résistance à l’impact : coques optionnelles inférieures à 9kN pour les 1KP et coques obligatoires inférieures à 5kN pour les 2KP.
  • Résistance du système de maintien : supérieure ou égale à 25N pour les 1KP et supérieure ou égale à 50N pour les 2KP.
  • Résistance des coutures principales à la traction : supérieure ou égale à 6N/mm pour les 1 KP et supérieure ou égale à 10N/mm pour les 2KP.
  • Résistance à la coupure : au niveau de la paume des mains, supérieure ou égale à 1.2N pour les 1KP et plus de 1.8N pour les 2KP. Au niveau du dos de la main, cette spécificité n’est pas exigée, par contre, elle doit être supérieure ou égale à 1.2N pour les 2KP.
  • Longueur de la manchette : plus de 1.5 cm pour les 1KP et plus de 5 cm pour les 2KP.

Même si la législation est claire concernant le port de gant à speedbikes, vous n’êtes pas obligé de porter des gants spécifiquement conçus pour les motos. Ceux-là sont effectivement plus lourds et conduire un vélo avec peut s’avérer plus complexe. Par contre, vous devez impérativement porter des gants homologués, mais il existe des modèles pensés pour les vélos rapides. Ceux-là sont également renforcés, plus que les gants de vélos classiques, mais moins que les gants de moto.

Dans tous les cas, le port de protections adéquates est fortement recommandé, car une chute à 45 km/h est plus dangereuse qu’une chute à 25 km/h.

Quels autres équipements de protection doit-on porter à speedbike ?

Quels autres équipements de protection doit-on porter à speedbike ?

Pour rappel, un speedbike est un vélo électrique, mais l’assistance continue de fonctionner même au-delà de 25 km/h. Celle-ci ne s’arrête automatiquement qu’à plus de 45 km/h. Cela signifie qu’en ville, il peut rouler plus vite d’une voiture ou une moto. Voilà pourquoi la législation qui l’encadre change du tout au tout. Celle-ci dépend plus de la législation du cyclomoteur et des petites motos de 50 cm3, mais en aucun cas, on ne peut considérer le speedbike comme un cyclomoteur. D’ailleurs, ce dernier conserve le design du VAE, mais en modèle plus puissant.

Contrairement à son petit cousin, il est pourvu d’un moteur d’une puissance située entre 350 W et 1 000 W contre seulement 250 W chez les vélos électriques classiques. Du fait de sa puissance et de sa performance, d’autres obligations incombent au speedbiker. Outre les gants homologués, il doit également :

  • Porter un casque homologué : en France, c’est la norme ECE2205 qui est en vigueur pour les casques de speedbike. Autrement dit, l’utilisateur doit porter un casque de moto. Rassurez-vous, des modèles plus légers ont été conçus pour ne pas alourdir le cycliste tout en lui offrant une protection maximale au niveau de la tête.
  • Porter des vêtements plus protecteurs : il n’existe pas de vêtements spécifiques pour le speedbike. Toutefois, le cycliste doit comprendre que plus il roule vite, plus il est exposé au vent. Les impacts des branches, des gravillons, des insectes volants, de la pluie … occasionnent alors plus de douleur. Voilà pourquoi il est important de bien se vêtir. Veste, soupe-vent, pantalons, chaussures et lunettes de protection sont ainsi fortement conseillés.

En savoir plus sur la loi concernant le speedbike

Enfin, il est bon de rappeler que le pilote d’un speedbike doit être titulaire d’un permis A, B ou AM. Il doit être âgé d’au moins 14 ans et son vélo doit être immatriculé et assuré. Il n’est pas autorisé à rouler sur les pistes cyclables et sur les pistes forestières. Il ne peut pas non plus tracter une remorque ou installer un siège enfant.

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