Les Speed-Bike, que dit la loi sur ces vélos rapides ?

Les Speed-Bike, que dit la loi sur ces vélos rapides ?

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Le speed-Bike est un vélo qui rencontre un succès phénoménal en France. C’est un vélo à assistance électrique, mais dont la vitesse maximale assistée va bien au-delà des 25 km/h du vélo électrique classique. Sa rapidité et sa performance sont ses points forts, mais elles donnent aussi naissance à une législation plus stricte. Découvrez les règles qui régissent sa pratique.

Qu’est-ce qu’un speed-bike ?

Le VAE (vélo à assistance électrique) est un véhicule qui peut atteindre les 25 km/h à l’aide du moteur électrique. Sur un speed-bike, cette vitesse peut monter jusqu’à 45 km/h. 

A lire – Pourquoi choisir des vélos à assistance électrique ?

Cette amélioration a été faite suite aux réclamations des utilisateurs selon lesquelles la vitesse maximale autorisée pour les vélos électriques serait insuffisante pour vraiment concurrencer les deux roues et se déplacer pour gagner son lieu de travail. Le VAE 45, nommé Speed-pedelec est donc né.

Sa puissance motrice est améliorée par rapport à son petit frère puisqu’il se dote d’un moteur qui varie entre 400 W et 1000 W.

Le mécanisme reste néanmoins le même puisqu’il faut pédaler pour le faire avancer. La seule différence avec le classique vélo électrique c’est qu’il fournit l’assistance même au-delà de 25 km/h et ce, jusqu’à 45 km/h. Il est donc plus rapide pour parcourir de longue distance tout en restant moins fatigant. La majorité des speed-bikes proposent différents niveaux d’assistance en fonction des efforts que l’on souhaite fournir.

Que dit la législation à propos du Speed-Bike ?

Que dit la législation à propos du Speed-Bike ?

La conception et la puissance des speed-bikes les rapprochent de la motocyclette. C’est pour cette raison qu’on ne les considère plus comme de simples vélos et que la législation les concernant est beaucoup plus stricte. Voici ce qu’il faut en retenir …

La vitesse

Sa vitesse maximale avec assistance est limitée à 45 km/h. Au-delà, l’assistance doit s’arrêter automatiquement. Tout comme le vélo électrique classique, le speed-bike peut rouler au-delà de 45 km/h, mais il ne faudra compter que sur vos deux jambes ce qui va être difficile vu le poids de ce deux-roues.

A lire aussi – Comment choisir un vélo à assistance électrique ?

Du point de vue mécanique

Ce qu’il faut retenir c’est que sa législation se rapproche de celle d’un cyclomoteur, c’est-à-dire des véhicules de catégorie L1e. En tant que tel, il doit respecter certains critères mécaniques et techniques tels que :

  • L’impossibilité de le modifier, de le bricoler ou de le débrider. Cela est strictement interdit.
  • L’obligation d’avoir des avertisseurs sonores pouvant être commandés depuis le guidon.
  • L’impossibilité d’installer un siège bébé ou de tracter une remorque.
  • L’obligation d’avoir un feu-stop arrière.
  • L’obligation d’avoir un support sur lequel il faut apposer la plaque d’immatriculation. Oui, le speed-bike doit être immatriculé conformément à l’article R317-8 du code de la route.
  • L’obligation d’avoir une béquille auto-rétractable.
  • L’obligation d’avoir un rétroviseur sur le côté gauche.
  • L’obligation d’avoir des freins inversés.
  • L’obligation d’apposer la vignette verte à l’avant de la fourche.

En ce qui concerne le cycliste

Pour conduire un speed-bike, l’utilisateur doit :

  • Avoir un permis A, B ou AM (ex-BSR)
  • Porter des gants et un casque homologué. Le casque doit répondre aux exigences de la norme ECE2205 tandis que les gants doivent répondre aux exigences de la norme EN13594:2015. Le port de lunettes de protection ainsi que de manches longues est aussi fortement recommandé, mais non-obligatoires. Tout savoir sur le port du casque à vélo
  • L’âge légal pour conduire un Speed-Bikeest de 14 ans, et il faut posséder un permis A ou B (avec une parfaite maîtrise du code de la route).

L’immatriculation

Selon l’article R317_8 du code de la route, un vélo électrique doit se munir d’une immatriculation.  La demande de certificat d’immatriculation peut se faire en ligne tout comme elle peut être sollicitée auprès des préfectures.

L’assurance

La couverture minimale obligatoire est la responsabilité civile.  Cette dernière vous protège des dégâts que vous pourriez causer à un tiers, lors d’un accident de la route par exemple.

A cette garantie minimale, il est conseillé d’ajouter d’autres options pour bénéficier d’une meilleure couverture. En cas de vol, par exemple, vous subiriez une grosse perte, car un speed-bike coûte assez cher. Pensez à faire apposer un bicycode sur votre deux-roues pour faciliter les recherches en cas de vol.

Lire aussi – Assurance vélo électrique : est-ce obligatoire ?

Les pistes cyclables et les voies forestières

En France, les engins motorisés ne sont pas autorisés à rouler sur les voies vertes. Parmi ces dernières, on retrouve les sentiers forestiers et les pistes cyclables basiques qui sont également interdites aux véhicules motorisés. Il y a également les routes en sens unique. Un speedelec n’a pas le droit de prendre une piste cyclable.

Découvrez les pistes cyclables en France

Qu’arrive-t-il en cas de manquement à ces règles ?

Tous ceux qui essayent d’aller à l’encontre ces règlements sont passibles d’une sanction ou pénalité plus ou moins grave, selon le degré du délit commis. Il faut par exemple savoir qu’en cas de :

  • Défaut d’assurance, l’amende peut monter à 3 750€.
  • Absence de plaque d’immatriculation, l’amende peut aller de 135€  à 30 000€ et 7 ans de prison si vous usurpez une plaque d’immatriculation.
  • Infraction au code de la route, les amendes sont les mêmes que celle avec votre voiture.

Comment choisir son assurance vélo pour rouler bien protégé ?

Les accidents de deux-roues, et particulièrement les accidents impliquant un vélo, peuvent avoir de graves répercussions sur votre vie. Il est donc nécessaire d’être bien assuré. Or, la responsabilité civile de votre contrat d’assurance Habitation n’est pas suffisante pour être bien protégé lorsqu’on est cycliste. Elle couvre, certes, les dommages matériels en cas d’accident ou de chute, mais ne vous protège pas personnellement.

Quelle couverture souscrire pour une protection optimale ?

Pour choisir une assurance qui couvrira non seulement les dommages causés à votre vélo, mais également votre personne, orientez-vous vers une compagnie d’assurance qui propose un contrat d’assurance vélo dédié à la pratique des différents types de bicyclettes. Vous serez ainsi couvert que vous utilisiez votre vélo de route, votre électrique, vélo tout terrain ou tout autre modèle de vélos.

Afin d’être parfaitement couvert, optez pour une assurance vélo complète. Choisissez pour un contrat qui, en plus des dommages liés à l’accident, prend en charge le vol, la tentative de vol et la casse. Certaines assurances prennent en charge les accessoires sous réserve que vous puissiez justifier de leur présence sur le vélo (facture). Cette garantie comprend les sièges vélos pour enfants, les paniers, mais aussi le GPS sous certaines conditions.

Toutefois, ne vous limitez pas à cette protection matérielle. Certaines assurances proposent des formules qui vous protègent, vous, mais aussi votre famille, des conséquences pouvant faire suite à un accident. En effet, il peut en résulter une invalidité ou, hélas, un décès.

Pour vous mettre à l’abri de telles conséquences, n’hésitez pas à souscrire à l’option protection corporelle du cycliste proposée par votre assureur. De cette manière, vous pourrez percevoir une indemnisation si vous (et la personne que vous transportez) êtes blessé dans le cadre d’un accident dont vous êtes responsable.

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