Tour de France : victoire d’étape du Diable Rouge en 1959

Comment bien entretenir les roues de son vélo

Marcel Queheile, connu sous le nom de Diable Rouge, est l’un des vainqueurs d’étape du Tour de France dans les premières années de la compétition.

Les 183 coureurs ont traversé le village de Sauguis-Saint-Etienne, sous l’encouragement de leurs fans. Il n’a suffi quelques minutes pour que le peloton  se lance dans cette ascension dans les Pyrénées. Marcel Queheille, amusé, confiait qu’il ne reconnaissait pas un seul coureur, les visages étant cachés derrière les casques et les lunettes. Pour Marcel, c’était l’occasion de se plonger à nouveau dans cet univers du Tour de France, même pour quelques instants, mais cette fois-ci du côté des spectateurs. Sans le savoir, les coureurs ont été encouragés par celui dont ils ignorent l’existence, mais qui a déjà été vainqueur d’étape en 1959, l’une des plus anciennes éditions de la compétition. A cette époque, c’était à Bayonne que Marcel avait remporté la victoire en se plaçant loin devant ses adversaires. La majorité des cyclistes qui avaient couru aux côtés de Marcel ne sont plus parmi nous, mais à 85 ans et 6000km de parcours à vélo par an, le Diable Rouge n’est pas prêt de nous quitter. Son épouse ne cache pourtant pas son inquiétude lorsqu’ il monte en selle et parcourt des kilomètres, sous le soleil, sans approvisionnement ni casque.

Le vélo ou le bistrot, Marcel a choisi

Le Diable Rouge l’avoue : la chaleur est son alliée. Dans sa période de  gloire, il pouvait parcourir 250 kilomètres avec un seul bidon d’eau sur son vélo. Il se rappelle encore du maillot qu’il portait et dont il ne voulait pas ôter le dossard. Même s’il mourrait de soif, il était bien élevé et ne pouvait se comparer aux italiens qui se mettaient pratiquement à ravager les bars durant la course. Si ses proches craignent pour lui en le voyant courir jusqu’à aujourd’hui sous une chaleur intense, le Diable rouge ne craint vraiment pas de mourir là il a brillé. Il plaisante d’ailleurs en disant que cela aurait plus d’allure que de perdre la vie après être tombé dans les escaliers. La famille de Marcel ne cesse de le dissuader, mais en vain, face à l’entêtement de celui qu’on prenait pour un fou étant gamin.  D’ailleurs, dans son enfance, le vélo était considéré comme un sport de voyous et c’est de là que tient le surnom de l’ancien coureur qui portait un maillot rouge.

A l’époque, l’apprenti charpentier ambitionnait de devenir boxeur mais tout a basculé lorsqu’il a  découvert Fausto Coppi en première page d’un “Miroir des sports” oublié chez son coiffeur. Celui-ci devint d’ailleurs l’idole de Marcel, qui continue de rêver d’un pèlerinage à Castellania, le gîte du vainqueur italien. Il se souvient encore du moment où il courait aux côtés de Coppi au critérium de Sainte-Foy-la-Grande sans le savoir.  A l’époque, même s’il n’y avait pas de podium, Coppi a fini en tête et lui en troisième position. Il n’a appris qu’il courait avec son idole que le lendemain, lorsqu’il a ouvert le journal.

 

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