Pourquoi le port de casque n’est-il pas approuvé par les cyclistes ?

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Le sujet de l’obligation de porter un casque lorsqu’on est à vélo a été dernièrement au centre de plusieurs débats. L’origine en est le projet de loi y afférent et établi par Hervé Maurey. À la suite de cette initiative, bon nombre de cyclistes se sont manifestés contre, non pas contre le casque en soi, mais contre l’obligation de devoir en porter un. La précision est de mise puisque les concernés stipulent pouvoir en porter un sans en être obligés. Quelles sont les raisons de cette désapprobation ?

Le cyclisme en ville est plus sécurisé

L’un des arguments avancés par ces cyclistes citadins est le caractère plus sécurisé du cyclisme en ville par rapport à la campagne. Effectivement, seulement 15% des accidents se produisent à la campagne mais sont la cause de plus de la moitié des 150 décès provoqués par cette pratique chaque année. Le cyclisme campagnard est donc beaucoup plus dangereux et le casque en ville ne devrait pas être plus obligatoire que dans ces milieux.

De plus, en habituant le regard des autres automobilistes à la vue d’un cycliste, la sécurité de ces derniers est mieux assurée. Le port de casque n’est donc pas plus efficace que de réduire la vitesse de circulation des automobilistes ou de construire des voix cyclables spéciales.

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Le vélo reste inoffensif

Par rapport aux autres moyens de transport, le vélo, qu’il s’agisse d’un vélo traditionnel ou d’un VAE, est beaucoup moins dangereux. Il est doté d’une légèreté qui lui assure une maniabilité importante. Les accidents sont surtout causés par les autres types de véhicules qui peuvent présenter des vitesses plus importantes.

En ce qui concerne les risques de traumatisme crâniens, le cyclisme n’en est pas une cause plus que d’autres. On peut facilement être sujet à un choc à la tête lors d’un faux-pas lorsqu’on est à pied ou après s’être cogné la tête à la porte du bus.

L’obligation au port de casque, un frein à la promotion du cyclisme

Le cyclisme peut être considéré comme un des dispositifs de la promotion de l’écologie. En en créant une quelconque obligation, la population risque de ne pas s’y intéresser. Le libre choix doit être offert, accompagné par une politique de responsabilité individuelle.

Il faut savoir que dans le monde, seuls l’Australie, la Nouvelle-Zélande et cinq provinces canadiennes disposent de cette législation. Cette obligation a amené à un grand nombre de cyclistes australiens à abandonner leur pratique depuis sa mise en application en 1990. Par contre, aux Pays-Bas où le cyclisme est très avancé, seulement une personne sur 10 en porte.

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Le port de casque obligatoire pour les cyclistes pour ne pas règlementer les automobilistes

Dans un autre contexte, l’obligation au port de casque par les cyclistes ne serait-elle pas un moyen pour ne pas responsabiliser les autres automobilistes lorsqu’ils sont sur la route ? En effet, la cause d’accident ne provient pas toujours ni forcément d’un cycliste qui ne porte pas de casque. Renforcer la sécurité des individus à vélo demande ainsi une réflexion sur tous les usagers de la route.

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