le vale de la mort a velo

Léandre Bouchard : 700 km et la Vallée de la mort à vélo

(Mis à jour le: 5 janvier 2015)

Originaire de l’Alma, Léandre Bouchard a été récemment élu cycliste par excellence au Canada. Ses prochains grands défis : le camp d’entraînement de l’équipe québécoise en Californie, mais ce n’est pas le plus grand. En effet, avant de se rendre au camp, la jeune étoile montante du cyclisme québécois projette un autre challenge important : parcourir 700 km à vélo avec un détour dans la Vallée de la mort.


Un périple dangereux, mais passionnant

Pour Léandre Bouchard, qui prend de grands risques en se lançant dans cette aventure, ce petit détour par la Vallée de la mort ne peut être que passionnant. Son aventure le mènera de Las Vegas à Los Angeles donc le parcours se fera en deux temps : une première partie en avion jusqu’à Las Vegas puis il enfourchera son vélo jusqu’à Los Angeles. Cela lui fera 700 kilomètres à vélo qu’il projette de couvrir en seulement cinq jours. Alors que son entourage et même son entraîneur, Jude Dufour, s’inquiètent des dangers auxquels il s’expose, Bouchard reste confiant et même insouciant en parlant de ce qu’il s’apprête à faire.
Pour le jeune cycliste, sa passion pour le cyclisme et le grand air n’a pas de limite.

Un programme bien établi

Pour que l’aventure se passe sans encombre, Léandre Bouchard nous fait part du programme qu’il a déjà bien établi. Ainsi,
– Le 25 décembre, il a pris l’avion pour Las Vegas
– Les cinq jours suivants, il entonnera son « voyage de la mort » jusqu’à Los Angeles
– Il prendra ensuite un jour et demi de repos
– Il rejoindra enfin le camp d’entraînement de l’équipe québécoise en Californie
De Las Vegas à Los Angeles en faisant un détour dans la Vallée de la mort, il fera un total de 700 kilomètres avec plus ou moins 150 kilomètres par jour.

Pourquoi la Vallée de la mort ?

Parce qu’elle se situe à Las Vegas qui est assez loin de sa destination finale et parce qu’elle abrite des paysages à couper le souffle et un désert aride. Bref, c’est l’endroit idéal pour Léandre Bouchard de s’adonner à ses deux passions : le vélo et le plein air.
En effet, le fleuron du club de vélo de montagne Cyclone d’Alma est un passionné de grand air, du hiking et d’aventures. En choisissant de faire ce voyage, c’est ce qu’il s’apprête à retrouver, du moins, les deux d’entre eux puisque cette fois-ci, le hiking ne sera pas de la partie.
Rappelons que l’année dernière, Léandre Bouchard s’est déjà lancé dans un autre défi d’envergure avec vélo et hiking. Ce défi l’a emmené à parcourir 1 000 kilomètres à vélo en partant de Los Angeles jusqu’à Tucson, en Arizona. Il a couvert ce parcours en neuf jours dont un jour et demi de hiking dans le Grand Canyon.
Comparé à ce premier challenge, celui qui a débuté le 25 décembre n’est donc pas si inquiétant que cela, sauf que la Vallée de la mort reste sur le circuit.

Un passionné

Léandre Bouchard est un passionné, cela on ne peut pas le nier. C’est son ami Joé Dufour qui a éveillé en lui cette passion pour l’aventure, lorsque lui-même a traversé le Canada. Bouchard l’a rejoint dans ce challenge et depuis, il n’arrête pas de se surpasser. C’est à Saint-Jérôme que Bouchard a rejoint Dufour pour parcourir le circuit restant jusqu’à Alma.
Pour arriver à ce stade, Léandre Bouchard a dû devancer Svein Tuft, Rémi Pelletier-Roy et Ryder Hesjedal qui sont également de grands noms dans le cyclisme Canadien.

Sur les traces de Svein Tuft

Même si Léandre Bouchard a surpassé Svein Tuft, c’est les traces de ce dernier que le jeune cycliste a suivi. Coureur de renom au Canada, Svein Tuft a lui aussi fait des voyages d’envergure et parfois même, il emmenait son chien sur son « trailer ». Ce sportif a réalisé le parcours Victoria (Colombie-Britannique) jusqu’en Californie avant de rejoindre le camp d’entraînement.
Puisque ce challenge n’a fait qu’améliorer les performances du cycliste, Léandre Bouchard voit dans son prochain grand défi, une autre manière de s’améliorer tout en y prenant du plaisir, car c’est ce qu’il compte retrouver tout au long du périple. Même si le jeune sportif reconnaît que cet itinéraire est un peu excessif, il le considère comme partie intégrante de son volume d’entraînement surtout que le mois de janvier est pour lui, la période propice pour faire du volume.

La peur de l’inconnu ne figure pas dans son vocabulaire

Son amour pour l’aventure, sa désinvolture et sa simplicité qui déconcerte souvent ses vis-à-vis ne laissent plus aucune place à la peur de l’inconnu. Léandre Bouchard est de ces personnes qui n’hésitent pas à sortir de leur zone de confort quand la passion et le plaisir sont à la clé. Si pour lui, la peur de l’inconnu ne figure pas dans son vocabulaire, pour son entourage, si.
Selon lui, ses coéquipiers, surtout de sexe féminine, l’ont maintes fois dissuadé de prendre de tels risques, mais aucun d’eux n’a réussi à lui faire faire marche arrière. D’autres souhaiteraient le rejoindre dans ses « délires », mais se désistent au dernier moment. Il aime le danger et se sent même à l’aise avec. Là où tout le monde voit noir, Léandre Bouchard fonce.
Il ne se laisse raisonner par personne, ni même par son coach sportif qui reste inquiet quant à ce défi qu’il souhaite relever jusqu’au bout.
La raison à cela : Léandre Bouchard compte tirer des bénéfices de ce challenge en termes de prestations et de forme physique.

Les mots d’ordre de son périple

– Alimentation :
Si Léandre Bouchard suit en général une alimentation très équilibrée, ce ne sera pas le cas durant son périple même s’il devra brûler beaucoup de calories. Puisque son itinéraire ne lui permettra pas de trouver de la « bonne nourriture » ou de ne pas en trouver tout court, le sportif prévoit de manger dans les fast-foods et dépanneurs. Auquel cas où il n’en trouvera pas dans le désert, il s’approvisionnera chaque fois qu’il rencontrera une épicerie et fait aussi le plein d’aliments déshydratés. Pour survivre, il a fait le plein d’eau et de nourriture, même si le style ne cadre pas avec son statut de sportif professionnel.
– Equipement :
Pour faire la traversée, son kit de survie se composera de son vélo de cyclocross Devinci Tosco sur lequel il a bricolé plusieurs « racks » à bagages. On en trouve deux à l’avant, deux à l’arrière et une petite sacoche au niveau du guidon. Dans ses bagages, il n’emmènera que le strict minimum, un tapis de sol, sa tente et un sac exclusivement pour la nourriture.
– Sommeil :
Son périple comptera bien sûr des heures de sommeil et le sportif a même déjà tout programmé. Il cherchera ainsi des endroits calmes et très discrets pour installer sa tente, qu’il plantera dès 17 heures avant qu’il ne fasse trop noir. Le meilleur endroit pour lui serait un lieu où personne ne pourra le trouver.
– Sécurité :
Alors que son entourage se fait un sang d’encre pour sa sécurité, Léandre Bouchard reste très calme, car une fois de plus, il a tout prévu. Puisqu’il parcourra les routes, d’autres véhicules le verront forcément et pourra lui venir en aide en cas de pépin. Il affirme aussi qu’il peut fournir sa position à tout moment grâce à un appareil satellite fourni par l’Agence mondiale antidopage, qu’il dispose de deux boutons de sécurité : l’un pouvant alerter ses contacts et l’autre pour alerter les autorités locales les plus proches en cas d’urgence.
– Autoroute :
Pour couvrir la distance entre Las Vegas et Los Angeles, Léandre Bouchard devra et pourra rouler sur l’autoroute puisque c’est le seul itinéraire qui relie les deux villes. Selon le sportif, ce sont des routes tranquilles et surtout « belles ». Son amour pour le grand air refait de nouveau surface.
Dans tous les cas, on lui souhaite bonne chance et que son courage l’emmène très loin dans sa carrière professionnelle.

Le camp d’entraînement en Californie

C’est là que son challenge fou aboutira. Le camp d’entraînement a lieu du 20 décembre au 18 janvier, mais les cyclistes sont libres d’arriver à n’importe quel moment durant cette période. Léandre Bouchard, comme d’autres coureurs compte s’y présenter vers la fin avant de reprendre ensuite ses études à l’UCAQ.
Durant ce camp, les sportifs auront trois ou quatre heures de vélo par jour dans le but d’améliorer leur endurance. Ils vont ensuite entrer en compétition entre eux pour aller encore plus loin.
Au camp, Bouchard retrouvera assurément des visages familiers tels que Catherine Fleury, Samuel Tremblay, Elliott Doyle ou encore Catherine Hamel, des athlètes de sa région qui seront également présents au camp. Ils ne seront pas les seuls, mais on compte une vingtaine de cyclistes québécois qui y assisteront.
Beaucoup de Canadiens viennent assister à ces camps en Californie parce que le climat y est propice à leurs activités et, comme le dit Léandre Bouchard, « c’est un très bel endroit pour s’entraîner ».

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