France : une indemnité kilométrique pour les vélotafeurs ?

Cette mesure a été annoncée dans le cadre du Plan vélo au mois de février dernier. Elle vise à encourager la population à ne plus utiliser le vélo pour aller au travail pour le bien de l’environnement, de notre portefeuille et de notre santé.


L’indemnité kilométrique pour les déplacements domicile-travail à vélo

Alors que la Belgique, le Danemark et les Pays-Bas ont déjà validé la mesure de l’indemnité kilométrique pour aller au travail à vélo, la France n’est qu’en période d’expérimentation pour voir si la mesure sera adoptée par les travailleurs.

Entre 20 à 25 centimes par kilomètre

L’indemnité kilométrique à vélo ou Ikv prévoit de verser aux vélotafeurs une indemnité située entre 20 à 25 centimes par kilomètre parcouru. En France, ils seraient plusieurs millions à pouvoir en bénéficier, car le nombre de personnes allant au travail à vélo tourne autour de 1,5 millions. L’indemnité prendra la forme de défiscalisation pour les salariés et d’exonérations de charges pour les entreprises. Globalement, ce projet pourrait coûter à l’État quelques 110 millions d’euros.

Une mesure déjà existante pour les autres moyens de transport

Il faut savoir qu’offrir une indemnité kilométrique est déjà utilisé en France pour les autres moyens de transport dont la voiture, les transports en commun et les deux-roues motorisés. Son application pour le déplacement à vélo apparaît donc comme une suite logique à cette politique déjà bien rodée.

Une période d’expérimentation

Avant la mise en oeuvre de l’Ikv, une période d’expérimentation a d’abord été lancée. Elle a débuté le 2 juin dernier et ne se terminera qu’à la fin de l’année, soit 6 mois de test. Durant cette période, des informations seront recueillies auprès des entreprises volontaires qui ont bien voulu participer à ce test. Les salariés seront également interrogés pour recueillir leurs impressions et avis concernant le système.
Pour avoir des données utilisables, plusieurs critères seront étudiés durant cette période d’expérimentation dont l’assiduité des salariés, leur santé, …
Si les résultats de cette première phase de test s’avèrent concluants, une autre période d’expérimentation sera lancée, mais cette fois, à plus grande échelle.
Ce qui est sûr c’est que cette mesure ravit les cyclistes et les personnes soucieuses de faire un peu d’économie. Pour le Ministère des Transports, la validation de ce projet promet quelques 35 000 emplois dans le secteur du cyclisme.

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