Bordeaux : le premier réseau de tramway en France ?

Bordeaux abrite de grandes perspectives d’avenir pour le monde du transport. Il est donc normal que Keolis l’a choisi pour la Délégation de service public transports. Le nouveau contrat vient récemment d’être signé ce qui engage la Communauté urbaine de Bordeaux pour un nouveau partenariat de huit ans avec Keolis. Jean-Pierre Farandou a apporté quelques précisions sur les projets à venir.

Faire de Bordeaux une référence

Selon Jean-Pierre Farandou, président de la Keolis, Bordeaux deviendra bientôt une référence en matière de transports et surtout de tramways. La CUB abritera bientôt le premier réseau de tramways en France à la fin de la phase 3 du projet, mais ce n’est pas tout. Mr Farandou prévoit pour Bordeaux de nombreux projets ambitieux pour développer la mobilité à tous les niveaux.
Même si l’ossature tramway est la priorité de cette nouvelle collaboration, l’homme évoque aussi :
– la mise en place des bus à haut niveau de service (BHNS) que les Bordelais auront le plaisir de découvrir très bientôt
– la promotion du Bat’Cub qui est plus utilisé par les touristes que par les Bordelais d’où la promotion
– le maintien du service à vélo en libre-service V’Cub qui connaît déjà un franc succès auprès des habitants
Par conséquent, les projets de Keolis en partenariat avec la CUB ne se limiteront pas au tramway, mais concerneront tout ce qui a trait à la mobilité. Pour Jean-Pierre Farandou, le choix de Bordeaux est une évidence, car selon lui, toutes les pensées pour la mobilité y sont regroupées alors que dans les autres villes ou pays, c’est plutôt le système mode par mode qui y est rencontré. Il a rajouté que la marque Bordeaux y est aussi pour quelque chose.

L’enjeu de la nouvelle collaboration

Pour les huit années à venir, Keolis souhaite augmenter de 34 % la fréquentation du réseau Bordelais. Dans cette optique, faire recettes est l’objectif principal et pour y arriver, le groupe compte mener une lutte acharnée contre la fraude.
Selon Jean-Pierre Farandou, la fraude tournerait autour de 10 % des recettes du réseau, soit environ sept millions d’euros sur une recette annuelle de 68 millions d’euros. Une somme considérable qui équivaut à deux rames de tramway ou à 20 bus. Le problème c’est que la réduire à zéro semble jusqu’ici impossible, mais ce qu’il est possible de faire, c’est de réduire ce chiffre en s’aidant des marges de progrès. Pour Mr Farandou, lutter contre la fraude est une priorité, car même si le coût de la fraude est minime par rapport à la recette, elle est indispensable pour l’amélioration de la qualité de service.

D’autres innovations prévues ?

Si le projet fonctionne comme prévu, le retour sur investissement se fera ressentir à partir de 2020 et l’amélioration du réseau sera alors maintenue.
Dans tous les cas, le projet de Keolis englobe quelques innovations technologiques comme la création d’application pour smartphones en ce qui concerne l’achat de titres de transport. Bien sûr, Bordeaux servira souvent de zone test pour tous les projets de Keolis.
Si Bordeaux profitera de toutes les inventions de Keolis, ce dernier verra rapidement sa part de marché internationale se multiplier surtout que d’autres villes et pays sont déjà fortement intéressés par le type « sans caténaire » de son réseau de tramway.

A lire aussi

Leave a Comment

*

code