> le résultat de 6000 ans de civilisation
19 avril 2008, par Dominique
Je n’ai pas mis de proposition constructive simplement car il n’existe pas de solution miracle qui puisse être appliquée, et ce même si la solution existe.
La solution existe et elle tient en un mot : respect.
Le respect a différentes formes et il est l’antidote de toutes les formes de racisme. De plus, les formes du respect suivent une hiérarchie sans laquelle les formes suivantes ne peuvent pas exister. En partant de la forme de base :
Respect de l’environnement. Forme fondamentale de respect. Nous commençons à voir et à subir les conséquences de la séparation idéologique de l’être humain de son environnement, idéologie qui prît son essor lors de l’Antiquité.
Respect des ressources. Elle ne sont pas inépuisables et font partie de notre environnement. La fin de l’êre du pétrole est inévitable, et ce n’est que le sommet de l’iceberg du gaspillage de nos ressources.
Respect des richesses. Ce sont d’une part des ressources transformées, d’autre part le fruit de notre travail. Les respecter est donc autant respecter l’environnement que rendre possible le respect d’autrui.
Respect d’autrui. Forme ultime du respect sans laquelle toute forme de société ou civilisation ne sera jamais durable et condamnée à terme à l’échec. Pour preuve, toutes les civilisations qui se sont succédées depuis l’Antiquité étaient basées, comme la nôtre, sur l’exploitation de l’homme par l’homme, et elles font toutes aujourd’hui partie des oubliettes de l’Histoire.
Pour revenir à la problématique du vélo, il est possible de promouvoir ce respect entre les différents usagers de la route et cela passe avant tout par le développement des infrastructures.
Il est impératifs de développer des espaces publics dans lesquels les catégories d’usagers non motorisés puissent évoluer sans contrainte. Cette notion d’absence de contrainte est fondamentale car il est illusoire autrement de proposer une alternative crédible au tout à la voiture.
Pour cela, il faut suffisamment de vraies pistes cyclables, c’est à dire autre choses que des traits de peintures jaunes autour des nids de poules, mais des constructions en site propre sur lesquelles les cyclistes aient la priorité absolue.
Il faut des infrastructures comparables pour les piétons. Cette affaire de priorité sur les autres usagers est importante. Elle est reconnue pour les piétons et elle doit l’être aussi pour les cyclistes.
D’autres pays civilisés comme les pays nordiques y sont arrivés. Et celles et ceux qui connaissent ces pays savent bien, car ils ont pu constater de visu que les différentes catégories d’usagers de l’espace public s’y respectent bien plus que chez nous. Il y a aussi dans ces pays bien moins de cyclistes assassinés par des automobilistes. Et bien sur bien plus de cyclistes, et ceci bien que les distances à parcourir soient bien plus élevées que chez nous !
Une autre forme d’incitation serait d’obtenir des caisses d’assurances maladies que celle ou celui qui utilise un vélo pour ses déplacements quotidiens obtienne des rabais. Ceci ne serait que justice car si je suis bien d’accord de payer pour les autres dans un élan de solidarité, je ne le suis plus quand ceux-ci démontrent des comportements à risque.
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