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Coursier à vélo, le plus beau métier du monde ?Article tiré du Toronto Newsweek (Heather Allen) Un architecte arrive en courant au bas des escaliers avec les plans qui doivent arriver à la mairie avant l’heure de la fermeture. La coursière regarde sa montre au moment même où l’architecte lui tend le document. Il reste exactement 15 minutes pour arriver à destination. Enfourchant son vélo, elle pédale furieusement à travers le trafic, fonce et arrive juste avant que les portes de verre ne se ferment. Elle reprend son souffle, puis remercie la réceptionniste après qu’elle a signé le bulletin de livraison. Un autre document livré, un autre jour qui s’achève. Maintenant tous les coursiers rentrent à la maison. Ruby Rowat est coursière à Toronto. Aider les autres à tenir leurs délais est très excitant, dit-elle. « Nous faisons partie du pouls de la ville, c’est comme faire partie d’une grosse machine qui fait tourner les affaires » « C’est beaucoup de vélo » dit Joel Metz. Il est coursier à vélo. Il roule environ 80 km par jour. Ça à l’air beaucoup de vélo en une journée, mais Metz, il adore ca ! « L’idée de pouvoir gagner sa vie en faisant du vélo, c’est très excitant. Beaucoup d’entre nous ont toujours adoré faire du vélo. Etres coursier c’est donc un dévloppement naturel ». Ruby dit que qu’il faut vraiment aimer le vélo car il faut aussi savoir réparer son engin, surtout en hiver. Êtres coursier dans une ville peut être dangereux. « Les piétions et les voitures ne font pas très attention et il en résulte souvent des accidents » raconte Metz. Il connaît très peu de coursiers qui n’ont pas eu d’accident, « tôt ou tard les coursiers qui n’ont pas encore eu d’accidents vont connaître cette expérience, c’est normal, il faut l’accepter » Si vous allez au centre ville, il n’est pas rare de voire quelques coursiers prendrent leur repas ensemble ou se retrouver après le travail. « C’est réellement une sous-culture urbaine » Metz apprécie l’aspect social de ce travail : « c’est cool de rencontrer, de trainer et de travailler avec des coursiers qui viennent du monde entier. C’est vraiment une communauté. J’ai des amis partout et grace à ce boulot j’ai put travailler dans d’autres pays. Pas mal de coursiers aiment ce travail aussi parce qu’ils ne sont pas planté derrière un bureau toute la journée. « la liberté de ne pas avoir un patron dans son dos qui nous surveille, ne pas être scotché à un bureau, c’est ce qui plait au gens » dit Metz. Bien qu’il y ait une grande liberté d’action, ce travail n’est pas toujours très facile. Ruby explique : « le travail est sous évalué en terme de salaire et de reconnaissance sociale ». Les jeunes arrivent et pensent que ce travail va être cool et amusant et qu’ils vont pouvoir rouler comme de fous a travers la ville sans personne sur leur dos pour leur donner des ordres, mais c’est pas ca. Ce travail est sérieux et il peut être autant sans merci que gratifiant, aussi amusant que difficile.
Dernière modification : 18. 01. 2002 |
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