Les appareils électriques dédiés à la mobilité urbaine et la loi

Comment rouler à trottinette électrique sans enfreindre la loi ?

Avec son gyropode, on peut se demander si on devrait rouler sur la route, comme tout véhicule à moteur, ou sur les trottoirs, comme une trottinette électrique. En se référant au Code de la Route, on ne trouve pas vraiment de réponse à cette interrogation. Devrait-on apporter quelques ajustements à cette législation ?

En attendant la sortie de ces nouveaux textes, les utilisateurs d’appareils électriques dédiés à la mobilité urbaine n’arrivent pas à se faire comprendre par les forces de l’ordre et ils ne sont pas non plus très compris par certains piétons. Si vous faites partie de ces utilisateurs, voici ce que vous devez retenir de vos déplacements avec ces engins.

La route ou les trottoirs, ce que dit la loi

Dans le Code de la Route, il est cité clairement que tout appareil sans moteur, autre que le vélo, est assimilé à des piétons. Ceci fait qu’il doit prendre les trottoirs. Ceci ne devrait pas être traduit par un engin à moteur doit rouler sur la chaussée. La loi apporte quelques éclaircissements sur les conditions pour emprunter la route.

Un appareil électrique dédié à la mobilité urbaine, notamment la trottinette à moteur, doit rouler sur la chaussée s’il remplit les conditions suivantes :

  • Il est équipé d’un siège
  • Il est homologué,
  • Il peut rouler au-delà de 6 km/h.

Si on se réfère à ce texte, on peut comprendre que l’appareil électrique dédié à la mobilité urbaine qui nous intéresse dans ce dossier devrait rouler sur les trottoirs. Certes, sa vitesse dépasse les 6 km/h, mais il n’a pas de siège.

Il y a tout de même certains points qui sont très clairs dans la législation. Le port d’écouteurs est interdit même si vous êtes considéré comme un piéton et que vous roulez sur les trottoirs. Le port de casque n’est pas toujours obligatoire, mais il est toutefois recommandé pour la sécurité de l’utilisateur.

Respecter les piétons

« Par défaut », votre appareil à moteur et vous devriez emprunter les trottoirs. Les piétons ne vous verront pas forcément d’un bon œil, mais c’est ce que dit la législation. Comme vous êtes assimilé au piéton, vous devez respecter les dispositifs spécifiques pour les piétons. Vous ne pourrez traverser que sur les passages zébrés et vous devez respecter les feux tricolores.

Pour qu’on ne hurle pas sur vous lorsque vous empruntez les trottoirs, il faudrait respecter les autres piétons. On vous conseille de ne pas rouler à toute allure. L’idéal est de conserver l’allure du pas qui avoisine les 6 km/h qui sont prévus dans les textes. On peut comprendre que si vous avez pris cet engin, c’est pour gagner du temps en déplacement, mais vous devez vous mettre en tête de ne causer aucune gêne aux piétons. Vous avez un très bel engin et vous vous connaissez en la manipulation de ce type d’appareils, mais ce n’est pas une raison de slalomer sur les trottoirs.

Gyropode
Gyropode en ville : Que dit la loi ?

Peut-on prendre les pistes cyclables ?

Si vous avez des pistes cyclables dans votre ville, vous vous demandez sûrement si vous ne devez pas les emprunter. Sur ce point, la législation est aussi très claire : elles sont réservées aux cycles à deux ou à trois roues. Votre monoroue électrique ne devrait pas en théorie rouler sur les pistes cyclables.

Cependant, jusqu’à ce jour, il n’y a pas de texte qui interdit l’accès aux monoroues à moteur. Il serait alors tolérable si vous roulez sur ces pistes à condition de respecter toutes les conditions liées à l’usage de celles-ci.

En pratique

Les appareils électriques dédiés à la mobilité urbaine doivent rouler sur les pistes cyclables. A défaut, ils devront emprunter les trottoirs. Dans les deux cas, l’utilisateur est obligé de se plier aux textes relatifs à l’usage de ceux-ci. S’il doit emprunter la chaussée, il devrait s’y comporter comme tout autre piéton et si besoin est, il devrait descendre de son engin.

Les NVEI en France : zoom sur les statistiques

« NVEI » ou « Nouveaux véhicules électriques individuels », ce sont des termes qui sont de plus en plus évoqués, mais seulement un Français sur deux est en connaissance. Dans cette catégorie, on met les trottinettes électriques, les hoverboards électriques, les monoroues à moteur, les gyropodes électriques et les e-skates. Une étude réalisée par Eurofil en 2018 a évoqué que 3% de la population française l’utilisait déjà à l’époque et environ 8,5 millions de personnes comptaient s’en offrir un pour faciliter leurs déplacements en milieu urbain. Ce sont plus les cadres et les jeunes qui sont séduits par ces NVEI.

Une partie de la population reste tout de même réticente par rapport à ces appareils électriques dédiés à la mobilité urbaine. Pour 41% de la cible interrogée, leur prix est un frein à l’adoption de ces engins. 40% ont répondu que ces engins ne correspondent pas vraiment aux trajets qu’ils emprunter au quotidien. D’autres ont évoqué les risques liés à l’utilisateur lui-même et aux autres usagers de la chaussée et des trottoirs. Certains Français semblent être conquis et évoquent la praticité de ces appareils et leur côté écologique.

 

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