Confort à vélo : conseils pour ne plus avoir mal aux fesses

Infraction à vélo : que risque-t-on ?

Tous les cyclistes connaissent bien ce mal et pourtant, on se ligue tous pour le passer sous silence. Aujourd’hui, osons enfin le dire : le cyclisme ce n’est pas forcément que du bonheur et notre popotin nous le rappelle souvent. Il existe pourtant des astuces ingénieuses pour contrer cela. Vous voulez savoir lesquelles ? Lisez la suite.

Pourquoi a-t-on mal aux fesses en faisant du vélo ?

Vu l’engouement que suscite ce deux-roues, on ne s’attendait pas à ce qu’il nous fasse cet effet-là. Evidemment, cette douleur qui fait souffrir le derrière n’est pas du tout ce à quoi on s’attendait. A cause d’elle pourtant, de nombreuses personnes appréhendent déjà la prochaine sortie à vélo tandis que d’autres évitent tout simplement de l’emprunter à nouveau. Ne prenez pas de telles décisions à la hâte. Comprenez d’abord d’où vient la douleur et comment la prévenir.

Pourquoi a-t-on mal aux fesses en faisant du vélo ?

Les sources principales sont :

  • Le manque d’entraînement : et oui, il faut éviter de faire un dix kilomètres d’affilée dès la reprise. Limitez-vous à de courtes distances dans les premiers temps et adoptez une vitesse modérée. Cela va détendre doucement vos muscles en hibernation et va vous permettre de voir si des réglages sont encore à faire sur le vélo.
  • Des matériels inadaptés: il est essentiel de bien s’équiper pour faire du cyclisme. Cela ne concerne pas seulement les vêtements et les équipements de sécurité à porter, mais se réfère également à la bonne taille de cadre pour son vélo, au modèle de deux-roues choisi en fonction de la pratique souhaitée (Tout-terrain, triathlon, VAE …).
  • De mauvais réglages: il arrive qu’on ait bien choisi le bon modèle de vélo, mais qu’on a un peu trop remonté ou rabaissé la selle ou le guidon. Il faut donc les régler de sorte à avoir une posture normale qui ne risque pas de nous donner des courbatures après.

Si en pédalant, vous ressentez une certaine gêne ou des raideurs dans votre corps, c’est qu’il faut revoir votre posture, votre tenue ou votre bicyclette. Une fois que vous aurez trouvé la source du problème, vous pourrez rouler confortablement sans avoir mal aux fesses.

Quelle partie du popotin en souffre le plus ?

La douleur peut survenir au niveau de différentes zones puisque dépend avant tout de notre maintien en selle. Parfois, ce sont les ischions (les os du bassin) qui font le plus mal tandis que dans certains cas, il peut s’agir du coccyx, du périnée, des parties génitales ou encore du sacrum.

Et en termes de douleurs, cela peut se présenter sous forme d’irritations, de nodules douloureuses, d’échauffements, de rougeurs … Quelle qu’en soit la forme, il ne faut jamais la négliger. Pour cause : si on persiste à pédaler alors qu’on souffre déjà le martyr, ces douleurs souvent modérées au début peuvent s’intensifier avec le temps, voire entraîner des conséquences plus graves comme des problèmes urinaires, des brûlures pelviennes, des troubles du transit intestinal …

Voilà pourquoi il faut oser en parler pour avoir des solutions adaptées. Le mieux serait de s’adresser directement à un spécialiste du cycle pour qu’il puisse vous coacher et vous dire ce qui ne va pas.

Quelles astuces pour faire passer ce mal ?

Quelles astuces pour faire passer ce mal ?

Pour dire adieu au mal des fesses à vélo, changer de vélo n’est pas forcément la bonne solution. Parfois, il suffit seulement de porter les bons équipements alors que dans d’autres, c’est la posture en selle qu’il faut revoir. Pour être fixé, voici nos conseils.

Les réglages du vélo

Avant de vous lancer vers un long parcours à vélo, prenez le temps d’en vérifier les réglages. Il y a évidemment les freins, les pneumatiques et la chaîne pour renforcer sa sécurité à vélo, mais en ce qui concerne le confort, il faut s’intéresser un peu plus à :

  • La selle

En ce qui concerne la selle, vous devez penser à la bonne forme et au bon réglage de l’assise. Pour ce qui est de l’assise, vous devrez l’ajuster de sorte à avoir une posture normale. Pensez alors à le reculer, à l’avancer, à l’incliner, à la remonter ou à l’abaisser jusqu’à avoir la posture adaptée au type de cyclisme que vous souhaitez pratiquer. Ces corrections doivent souvent être faites avec le réglage du guidon, car ce dernier va aussi influer sur votre maintien en selle.

Pour ce qui est le sa forme, on trouve actuellement des selles ergonomiques. Ces dernières peuvent être pourvues ou non de bec. Les modèles sans bec sont les plus adaptés pour faire une course contre la montre ou pour le triathlon. Elles peuvent également être ajourées au milieu ce qui confère plus de confort aux fesses.

A côté des modèles ergonomiques, on trouve des formes plus classiques comme le siège courbé, plat, arrondi ou semi-arrondi. A chacun leur façon, ils offrent tous un certain confort, mais devra être choisi en fonction de la discipline. Les grands amateurs de randonnées cyclistes ou des parcours à longue distance devraient s’orienter vers la selle plate.

Lire aussi – Confort à vélo : pensez à la selle ergonomique et à la tige de selle suspendue

  • Le guidon

Comme on a dit plus haut, la position du guidon influe aussi sur notre posture. Si le guidon est trop bas par rapport à la selle, on aura tendance à se courber pour le piloter. Et s’il est trop haut, on va devoir surélever les bras ce qui va forcément générer des raideurs au niveau des bras, du dos et du bassin. Il faut donc le régler à la bonne hauteur, là encore selon la discipline à pratiquer.

Si vous comptez rouler uniquement en ville, une posture à 90° est l’idéale. Réglez donc la selle et le guidon en conséquence. Si vous souhaitez rouler en VTT et sur des pistes spécifiques au tout terrain, une posture semi-couchée sera à privilégier. Si vous comptez faire du triathlon ou du CLM, on adopte carrément la position couchée.

Pour régler le guidon, il suffit d’élever ou d’abaisser sa potence. Et pour des besoins spécifiques (comme le triathlon), ce sera vraiment une question de modèle de vélo.

En savoir plus sur : Comment ajuster le guidon de son vélo ?

 Le cuissard : le grand allié des cyclistes

Le cuissard : le grand allié des cyclistes

Il existe des tenues spécialement conçues pour les cyclistes. Parmi ces vêtements, on trouve le cuissard qui est la pièce anti-mal de fesses par excellence. Ce n’est pas sans raison si les cyclistes professionnels portent ce vêtement effet seconde peau généralement conçu en lycra et ce, même durant leurs épreuves estivales.

Lire aussi – Le vélo en été : conseils pour rouler malgré la forte chaleur

Il faudra choisir un cuissard dans la bonne taille. S’il est trop serré, il va serrer vos parties et s’il est trop grand bonjour aux frottements. Concernant sa coupe, privilégiez les cuissards à bretelles qui restent bien en place.

  • Comment le porter ?

La question peut vous paraître incongrue et pourtant, elle est importante. Sachez que lorsqu’on porte un cuissard, on évite de porter des sous-vêtements par-dessous. Les coutures et élastiques de ces derniers favorisent les irritations. D’ailleurs, lorsqu’on choisit son cuissard, il faut toujours s’assurer qu’il ait des coutures plates sans surépaisseur.

  • N’oubliez pas l’insert en peau de chamois

Le seul élément qu’il faut porter sous le cuissard c’est l’insert en peau de chamois et il ne s’agit pas de n’importe quel insert. C’est un modèle spécifique qui a reçu des traitements antibactériens et qui laisse échapper la transpiration.

Grâce à lui, le postérieur est mieux protégé des chocs puisque la peau de chamois va les atténuer. Et puisqu’on a été tatillon avec les coutures plus haut, sachez que cet insert en est très peu pourvu.

Sur le marché, on trouve différentes gammes. Les bas de gamme se composent d’un bloc de mousse ou de gel contenu dans de la peau de chamois. Ces derniers sont plus appropriés si vous ne sortez qu’occasionnellement à vélo.

La gamme intermédiaire voit la peau de chamois s’épaissir un peu plus pour plus de confort. C’est le modèle idéal pour les trajets à longue distance.

La gamme supérieure, quant à elle, se compose d’une mousse à mémoire de forme recouverte de peau de chamois. Le confort se ressent dès qu’on monte en selle.

Et toujours en termes d’insert et de cuissards, sachez qu’il existe des modèles pour hommes et des modèles pour femmes. Ne vous trompez donc pas de catégorie.

  • Le short de VTT pour les vététistes

Pour les amateurs de VTT, il existe le short spécialement conçu pour sa pratique. Le vêtement est doté d’une peau de chamois ou d’une mousse pour atténuer les chocs de la selle sur le popotin.

  • Attention à leur entretien

Que ce soit cuissard, short VTT ou insert (lorsqu’il n’est pas intégré), il est impératif de bien les laver après chaque usage. On privilégie toujours le lavage à la main, au savon de Marseille puis séchage au soleil ou à l’air libre. On évite de porter la même pièce deux fois de suite sans lavage entre les deux, car cela favorise les irritations et les mauvaises odeurs.

D’autres conseils à adopter

Et ce n’est pas fini parce qu’il y a encore tant d’autres solutions que vous pouvez adopter pour éviter le mal des fesses à vélo.

  • Pour les vélotaffeurs (ceux qui se rendent au travail à vélo ou qui travaillent quasiment à vélo), il existe des couvre-selles amovibles. Ces derniers viennent seulement recouvrir la selle lorsque vous devez remonter à vélo. L’avantage c’est qu’ils vous permettent de porter des tenues de travail classiques au lieu d’aller au bureau en cuissard-cravate. Et évidemment, les couvre-selle évitent d’avoir mal au postérieur.
  • Pour ceux qui ne sont pas obligés de se mettre en costume, il existe des pantalons spécial cyclistes dotés de protection en peau de chamois assez fine. Vous garderez ainsi une tenue de travail décontractée et confortable à vélo.
  • Pensez à l’épilation au laser chez le dermatologue si vous avez des problèmes de poils qui s’échauffent quand vous pédalez.
  • N’oubliez pas les produits anti-frottements pour se protéger des irritations. Vous avez un très large choix comme la vaseline très efficace sur les zones les plus sensibles. La fameuse « crème de chamois » est quant à elle anti-bactérienne et anti-frottement tout en conservant les vertus de l’insert. Si vous avez quand même quelques irritations, le talc est parfait pour les atténuer. En cas de nodules, les bandes de protection lavables les protègeront efficacement.

La liste des produits est longue, mais attention, avant de s’en appliquer partout, il faut d’abord en appliquer sur une petite partie de votre peau. Attendez quelques minutes pour voir si ledit produit ne génère pas d’allergie sur vous.

A lire aussi

Leave a Comment

*

code