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JULIAN
PIDOUX
24 heures du 03 février 2007
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Cyclistes
menacés
Florence Germond, élue socialiste et
présidente de Pro vélo Lausanne, accueille l'initiative
à bras ouverts. Car si la topographie difficile de la capitale
décourage nombre de personnes à se mettre à la
petite reine, le sentiment d'insécurité dans le trafic
urbain est également un facteur dissuasif. «Il y a
certains endroits où l'intégrité physique des
cyclistes est menacée, assure Florence Germond. Les autoriser
à partager l'espace des piétons encouragera les
Lausannois à se mettre au vélo.»
Marc
Vuilleumier insiste par contre sur le fait que les piétons
resteront toujours prioritaires. Et pour s'assurer que les deux-roues
jouent le jeu et roulent à la vitesse du pas, le municipal
précise «que ces futures dispositions n'ont de sens que
si les contrôles sont augmentés. Pour les piétons,
voir des vélos qui leur passent devant à 40 km/h
engendre une insécurité dont je ne veux pas». De
son côté, Florence Germond assure que son association,
forte de 900 membres, milite pour que les cyclistes respectent les
règles de circulation. «Mais il y aura toujours un petit
pourcentage d'indisciplinés», regrette-elle. C'est pour
cette raison que Françoise Longchamp n'est pas convaincue par
la solution à l'étude. La libérale, qui est déjà
intervenue devant le Conseil pour dénoncer «ces excès»,
ne pense pas qu'«une telle cohabitation soit possible».
C'est
dans ce contexte que le directeur de la Sécurité
publique étudie également la possibilité de
créer des patrouilles cyclistes de police, comme c'est le cas
à Ouchy durant l'été. «Cette mesure fait
partie d'un concept plus large de police de proximité. Face au
succès rencontré au bord du lac et à la baisse
des délits, il n'est pas impossible que nous étendions
la démarche au centre-ville. Cela dépendra
naturellement des coûts et des effectifs à
disposition.»
Semble-t-il appréciées des
badauds et des commerçants, ces patrouilles peuvent couvrir
rapidement le territoire qui leur est attribué, «tout en
donnant aux citoyens l'impression qu'elles sont proches d'eux»,
conclut Marc Vuilleumier.
TRAFIC
Entre 2002 et 2006, le trafic cycliste à Lausanne a augmenté
de 50%. Les comptages ont été réalisés
sur les quatre artères que sont l'avenue du Chablais, la rue
des Terreaux, le Pont Chauderon et le Grand-Pont.
RÉSEAU
Fin 2005, le réseau de pistes cyclables était de 30
kilomètres.
PRÉSENCE Selon l'Office
fédéral de la statistique, les vélos
représenteraient 1,4% du trafic à Lausanne, pour 3,3% à
Genève et 8,5% à Bâle.
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